Quand mettre les autres en lumière devient plus facile que de se voir soi-même.
As-tu déjà remarqué à quel point il est facile de parler des qualités des autres ?
Tu peux probablement nommer les forces de ton conjoint, de tes enfants, de ta meilleure amie, de tes collègues,...
Mais si je demande maintenant :
Quelles sont tes 10 plus grandes qualités ?
Combien de temps te faudra-t-il pour répondre ?
Quelques secondes ?
Quelques minutes ?
Ou peut-être que, comme plusieurs femmes, tu ressentirais un léger inconfort.
Comme si reconnaître ta valeur était plus difficile que reconnaître celle des autres.
Pourquoi les femmes apprennent à éclairer les autres avant elles-mêmes
Je crois que plusieurs femmes se reconnaîtront dans ce que je vais dire.
Nous avons appris à encourager les autres. À soutenir les autres. À prendre soin des autres. À applaudir les autres. Mais rarement à faire la même chose pour nous-mêmes.
Nous avons appris à être humbles. À ne pas prendre trop de place. À ne pas déranger. À ne pas paraître prétentieuses. À rester discrètes. À faire attention.
Alors, nous devenons expertes pour voir la lumière partout autour de nous... Sauf dans le miroir.
La différence entre briller et se mettre en avant
Pendant longtemps, j'ai confondu visibilité et arrogance.
Je croyais qu'être vue signifiait vouloir attirer l'attention. Je croyais qu'assumer ma valeur risquait de blesser les autres. Je croyais qu'il fallait choisir entre l'humilité et la confiance.
Aujourd'hui, je ne crois plus cela.
Une fleur ne s'excuse pas de fleurir.
Le soleil ne demande pas la permission de se lever. Le soleil ne vole la lumière de personne. Il éclaire simplement.
Et reconnaître sa valeur n'enlève absolument rien à celle des autres.
Au contraire.
Une femme qui assume sa lumière devient souvent une permission vivante pour les autres de faire la même chose.
Ce que j'ai découvert en osant prendre ma place
Plus je m'autorise à être visible, plus je donne aux autres la permission de faire la même chose.
Les signes que tu te caches encore
Voici quelques signes qui me montrent que je me cache encore parfois.
Peut-être te reconnaîtras-tu toi aussi.
Je minimise mes réussites.
Je reçois un compliment et je ressens parfois le besoin de l'expliquer.
Comme si mes qualités avaient besoin d'être justifiées.
Comme si je devais prouver que je mérite ce qu'on vient de reconnaître chez moi.
Je parle facilement des autres mais rarement de moi.
Je célèbre leurs victoires. Je mets leurs talents en lumière. Je leur rappelle leur valeur.
Mais lorsqu'on me pose une question sur moi, il m'arrive encore de répondre par des généralités.
Je raconte de concepts, des théories ou des expériences universelles plutôt que mon histoire.
Je parle de développement personnel.
Je parle de ce que vivent les gens.
Je parle de la vie.
Mais pas nécessairement de moi.
Je détourne rapidement l'attention vers l'autre personne.
Je suis capable de parler pendant une heure sans jamais me dévoiler.
Comme si parler en profondeur de mon histoire me rendait trop visible.
Comme si je pouvais me défiler élégamment derrière des réflexions universelles.
Et la plupart du temps, cela fonctionne très bien.
Les gens repartent avec quelque chose d'utile. Mais ils ne savent pas toujours qui je suis réellement.
Parfois, je minimise aussi mes succès.
Je dis : « Ce n'est rien. »
Alors que ça représente des années d'efforts.
Je dis :
« J'ai juste été chanceuse. »
Alors que j'ai travaillé fort.
Je dis :
« Tout le monde aurait pu faire la même chose. »
Alors que ce n'est pas vrai.
Peut-être fais-tu la même chose.
Peut-être as-tu appris à être modeste au point de devenir invisible.
Peut-être attends-tu encore qu'une autre personne te donne la permission d'être fière de toi.
Peut-être attends-tu qu'un conjoint, un parent, un patron ou même un ami te confirme enfin ce que tu as tant de difficulté à reconnaître toi-même.
Et si c'était le véritable défi ?
Et si le problème n'était pas un manque de valeur... mais plutôt une difficulté à voir la valeur qui est déjà là ?
Cette prise de conscience a été confrontante pour moi.
Parce que derrière toutes ces habitudes se cachait une question beaucoup plus profonde :
Et si je me protégeais encore ?
Et si une partie de moi craignait toujours d'être vue ?
Mettre la lumière sur soi sans perdre son authenticité
Je suis LA meilleure personne pour mettre les autres en valeur.
Je vois leur lumière.
Je vois leur potentiel.
Je vois leur beauté même lorsqu'elles l'ont oubliée.
C'est un don.
C'est un talent.
C'est un cadeau.
C'est aussi une partie importante de ma mission.
Mais aujourd'hui, une nouvelle idée prend sa place dans mon coeur :
« Et si je devenais également la meilleure pour mettre en valeur la femme que je suis ? »
Pas demain.
Pas quand je serai guérie.
Pas quand je serai parfaite.
Pas dans le but d'être admirée.
Pas dans le but de prouver quoi que ce soit.
Simplement dans le but d'être entière.
Authentique à 100%
Visible.
Présente.
Maintenant.
Un petit exercice
Peut-être que le véritable travail n'est pas de devenir une femme de valeur.
Peut-être que le véritable travail est simplement de reconnaître la valeur de la femme que nous sommes déjà.
Et d'avoir enfin le courage d'y croire.
Prends une feuille.
Écris :
Je suis une femme de valeur parce que...
Puis complète la phrase 10 fois.
Pas une. Pas trois. Dix.
Et si une petite voix te dit :
« C'est prétentieux. »
Demande-toi :
« Et si c'était simplement vrai ? »
La lumière que tu diriges vers toi ne retire rien à celle des autres.
Elle te permet d'exister pleinement.
La valeur n'est pas quelque chose à mériter
J'ai longtemps cru que ma mission était de mettre la lumière sur les autres.
Aujourd'hui, je comprends qu'elle est aussi de montrer ce qui est possible lorsqu'une femme cesse de s'effacer.
Lorsqu'elle cesse d'attendre.
Lorsqu'elle cesse de se diminuer.
Lorsqu'elle cesse de croire qu'elle doit devenir quelqu'un d'autre avant d'avoir le droit d'être fière d'elle-même.
Parce qu'au fond, la valeur n'est pas quelque chose que nous devons gagner.
Elle n'est pas une récompense.
Elle n'est pas un diplôme.
Elle n'est pas une permission donnée par les autres.
Elle est déjà là.
Depuis le début.
Peut-être que le véritable travail n'est pas de devenir une femme de valeur.
Peut-être que le véritable travail est simplement de reconnaître la valeur de la femme que nous sommes déjà.







